Kate Bush, album Hounds of love
Musique

Kate Bush

Kate Bush est une chanteuse Britannique. Mais bien plus que ça, elle est auteure-compositrice, pianiste, claviériste et danseuse. Sa voix de soprano, et ses arrangements musicaux  loufoques pour l’époque lui ont permis de se singulariser au risque de passer  pour un ovni musical.

Pour résumer ce personnage atypique, je dirais que la fée Kate ou la sorcière pour certains, réunie un talent de dingue, une créativité infinie, dégage une aura de ouf, bref est un génie de la musique.

Vous l’aurez deviné je suis une fan inconditionnelle de Kate depuis mon enfance qui a été bercée par son célèbre tube Babooska.

Pour situer la Madame ; Kate est née le 30/07/1958 au Royaume-Uni. Son père est médecin, sa mère au foyer et s’occupe des trois enfants, Kate et ses deux frères. Elle apprend le piano et la danse pendant son adolescence. C’est une jeune fille introvertie, secrète et discrète mais talentueuse. C’est grâce à son frère Jay qu’elle rencontre David Gilmour, guitariste et musicien des Pink Floyd , qui dès lors va tout faire pour la propulser dans la lumière.

Elle signe un contrat avec une maison de disque ( EMI) qui produit alors son premier album « The Kick inside » disponible dans les bacs en janvier 1978 et c’est un succès phénoménale ! Notamment avec la chanson « Wuthering Heights ».

Fin de la même année, en novembre 1978 son deuxième album sort et s’intitule « Lionheart« . Le rythme et les méthodes de travail imposés par EMI ne satisfont pas Kate…

C’est pourquoi, elle décide avec sa famille, c’est à dire ses parents et ses 2 frères de ne donner qu’une licence à sa maison de disque afin de gérer elle même son image, le choix de ses musiciens ( Paddy son frère, Del Palmer son compagnon…) et ses finances. 

Elle enchaîne en 1979 une tournée « The Tour of life » (produite à ses frais) qui sera épuisante pour elle et sur laquelle elle perdra dans un accident son éclairagiste. La tournée s’avère être un succès mais une catastrophe financière pour elle …

Son troisième album « Never for ever » sort en avril 1980 avec le fameux hit « Babooska » puis « Army dreamers« . Sur cet album, elle utilise de nouvelles sonorités avec de nouveaux instruments musicaux  ( harmonica, balalaika, mandoline…) travaillés avec synthétiseur. C’est de nouveau un succès !

En septembre 1982, sort le quatrième album « The dreaming » taxé d’album expérimental, il déstabilise les fans par des arrangements musicaux surprenants ( Sat in your lap qui est excellentissime, Get out my house juste fabuleux) et par les thèmes  abordés ( le sens de la vie, la guerre, la spoliation des richesses par certains avec « the dreaming » ).

Les ventes ne sont pas au rendez vous.

Personnellement, je pense que c’est l’un des meilleurs avec l’album « Hounds of love ».

Elle en ressort épuisée et fait une dépression.

En septembre 1985, le cinquième album est prêt  : Hounds of love.

Mon préféré a vrai dire, avec des titres comme Hounds of love, Running up that hill,  cloudbusting ( qui parle de machine à pluie pour gérer le climat…) , Under ice,  Waking the witch

Beaucoup plus optimiste, lumineux que le précédent. Il est présenté au public avec le single « Running up that hill » qui fait un carton planétaire.

En 1986, elle enregistre avec Peter Gabriel « Don’t Give up » qui la hisse désormais au rang de star internationale.

La même année elle sort également le single Experiment IV, qui parle d’un sujet politiquement incorrect à l’époque et toujours de nos jours d’ailleurs… à savoir les expériences militaires secrètes concernant le pouvoir des sons sur l’être humain et notamment celui de tuer. 

 

En octobre 1989, sixième album , « The sensual World« , avec le trio de voix bulgare du groupe Bulgarka. L’accueil du public est favorable mais moins enthousiaste que sur le précédent.

Novembre 1993, septième bébé, « The red shoes » qui sera un véritable succès commercial à l’époque. 

A mon sens deux pépites se distinguent des autres chansons de l’album :

« The song of Salomon » , inspiré du « Cantique des cantiques » qui me laisse toute chose à chaque écoute…

Et « Lily » qui parle de la création de l’univers et accessoirement de celle de l’homme… , des anges protecteurs lors d’une invocation ou d’une prière.

En parallèle elle sortira un film « The line, the cross and the curve » ( reprends des chansons de l’album) qui sera un bide énorme… 

De nouveau, elle en sortira épuisée et prendra ses distances quelques temps ….. elle ré-apparaîtra en 2005.

Entre temps ( en 1998) elle devient maman à quarante ans d’un petit garçon prénommé Bertie. Une chanson lui sera dédié sur son prochain album « Aérial ».

L’ermite revient en octobre 2005 avec son album-concept ( le huitième) « Aerial » dont les singles « King of the mountain » et surtout « Aérial » sont de véritables joyaux !

En 2007, elle enregistre la chanson du générique de fin du film « A la croisée des mondes ».

En 2011, « Director’s cut » sort et compile des chansons d’anciens albums remixées. 

La même année, le neuvième album est prêt « 50 Words for snow » qui ne contient aucun hit mais qui est tout de même un succès.Beaucoup plus épurée, minimaliste que les précédents, l’instrument principale étant le piano. Et là, J’avoue que je n’ai pas trop accrochée.

Durant l’année 2014, elle donne une série de quinze concerts ; « Before the down » est l’apothéose de sa carrière. Elle a 56 ans. C’est seulement le deuxième spectacle de sa carrière.

Kate avait fait le premier en 1979 ( qui fut un gouffre financier pour elle) sans réitérer l’expérience. De plus, sujette aux angoisses, au trac, et pas spécialement à l’aise avec la notoriété et le monde du showbusiness ( voir sa chanson WOW )  elle avait mis jusqu’alors le projet en sourdine préférant éviter au maximum les apparitions télé et les concerts.

En 2018, elle remastérise tous ses albums. 

Pour aller plus loin dans la découverte de cette artiste,  son site :

Katebush.com

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